Les balises terrestres
Depuis 1986, le Cnes et l'IGN ont déployé un réseau international de stations autonomes utilisées comme points de référence au sol pour couvrir en continu la trajectoire des satellites. Le système Doris compte aujourd'hui environ 60 stations réparties uniformément sur tout le globe, dont la moitié est installée sur des îles ou des zones côtières, permettant une couverture homogène y compris dans l'hémisphère sud. Une station terrestre Doris se compose d'une balise (trois générations de balises coexistent), d'une antenne omnidirectionnelle, d'un jeu de capteurs météorologiques optionnels de pression, de température et d'humidité.
Le réseau de stations terrestres comprend plusieurs types de balises : les balises permanentes, les balises maîtresses et enfin, les balises ponctuelles. Les balises permanentes représente le réseau d'orbitographie, en permettant une restitution précise de la trajectoire des satellites. Les trois balises maîtresses (Toulouse, Kourou, Harthebeesthoek) appartiennent au réseau permanent mais ont un rôle supplémentaire : elles sont chargées d'assurer la synchronisation du système avec le Temps Atomique International ainsi que la transmission vers les récepteurs embarqués de données nécessaires au bon fonctionnement du système. Enfin, les balises ponctuelles sont installées temporairement pour des études géodésiques ou géophysiques (mesure de la dérive d'un glacier ...).
Les balises émettent en continu des signaux sur les deux fréquences 2036,25 MHz et 401,25 MHz. Cette dernière est modulée pour transporter les messages incluant un numéro d'identification, des informations de temps, les données des capteurs météorologiques et des données technologiques (puissance,...).



