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Circulation mésoéchelle

Les anomalies de hauteurs de mer révèlent le tourbillon de Iérapétra en Mer Méditerranée.
Les anomalies de hauteurs de mer révèlent le tourbillonde Iérapétra en Mer Méditerranée.

Les courants marins sont quelquefois comparés à des "autoroutes de la mer", car les suivre permet aux bateaux d'aller plus vite. Mais cette image n'est pas entièrement vraie. En réalité, les courants ressembleraient plutôt à des départementales, avec leurs dérivations, leurs embranchements et leurs petits chemins de campagne, contournant collines et obstacles. En particulier, à leurs lisières, on observe des tourbillons qui se forment, perturbations du courant principal d'un diamètre pouvant atteindre les 300 km.

La circulation mésoéchelle se définit comme une classe de phénomènes énergétiques d'échelles spatiales comprises entre quelques dizaines et quelques centaines de kilomètres et d'échelles temporelles comprises entre quelques jours et plusieurs mois. Ses mécanismes de forçage sont principalement les instabilités de la circulation générale et dans une moindre mesure l'interaction des courants avec la bathymétrie et le forçage direct par le vent.

L'altimétrie permet d'observer de tels phénomènes, car elle mesure les creux et les bosses de l'océan, autour desquels les tourbillons s'enroulent. La meilleure résolution obtenue grâce à la combinaison de données venant de plusieurs satellites altimétriques est essentielle à l'étude et à la compréhension de phénomènes comme les tourbillons, avec des tailles de l'ordre de 100 à 300 km (quand la distance entre deux traces au sol Jason-1 à l'équateur est de 315 km). L'existence d'au moins deux satellites fonctionnant simultanément est donc nécessaire pour ce type de recherche. Pour les applications opérationnelles, trois, voire mieux, quatre satellites opérationnels en même temps sont requis.

Quelques exemples d'utilisation des données altimétriques, appliqués à la circulation mésoéchelle :