Applications plus près des côtes
Nombre d'études actuelles s'appliquent à améliorer la qualité des données altimétriques près des côtes. De nouvelles méthodes de traitement et des applications qui en dérivent pourront être développées pour les régions littorales et les eaux peu profondes, quelques unes des zones les plus fragiles et les plus importantes de l'océan.
L'absence ou la médiocrité de données altimétriques près des côtes est due à plusieurs facteurs :
- la technique elle-même puisque le segment sol ne traite que le premier écho réfléchi sans tenir compte des échos secondaires provenant de surfaces différentes (terre). D'autres instruments à bord des satellites altimétriques, comme le radiomètre, souffrent de problèmes identiques,
- les données de base, couramment distribuées (GDR) sont moyennées sur une seconde, couvrant ainsi une distance de 7 km, le long de la trace au sol (toutefois, des données moyennées sur 1/20 s existent),
- le calcul de certaines corrections. Les marées, en particulier, sont beaucoup plus complexes près des côtes et requièrent, pour être précisément calculées, une connaissance pointue de la géographie côtière. Toutefois, des variations rapides (hautes fréquences) de la marée ou de la pression atmosphérique, doivent être prises en compte dans ces zones. Les corrections de troposphère humide, calculées à partir des mesures radiométriques sont également moins précises, ou même carrément absentes près des côtes.
Ces études ont conduit à des progrès qui vont bientôt permettre d'utiliser les données altimétriques près des côtes. Avec de nouvelles possibilités telles que l'utilisation des échos bruts individuels (par opposition à ceux qui sont moyennés aujourd'hui), on peut enfin espérer de réelles données pour le côtier.



